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Rire  !....ça fait du bien
Cette histoire est authentique .
Voici comment notre bon Docteur l'a fidèlement retranscrite à partir de son "carnet de souvenirs" de l'année 1960 ( il y a à peine 43 ans , comme vous voyez , mais elle a gardé tout son sel ) .
Police Secours amena vers 8h30 du matin , à grand renfort de sirènes , un homme d'une cinquantaine d'années , petit et gras , conscient , sans hémorragie apparente et maintenu allongé sur une civière à force de conseils et d'objurations renouvelés par l'équipe de policiers .
L'inspection rapide donnait la raison de ce luxe de précautions : au niveau de la partie médiane de l'abdomen , au-dessus d'un tablier gris foncé dépassait....un manche de bois , ovale , d'une quinziane de centimètres environ !
Contraste saisissant , l'homme regardait autour de lui avec curiosité et protestait vigoureusement contre les agents qui le maintenaient allongé .
Histoire d'un cordonnier
Le déshabillage fut délicat , le retrait de " l'objet" de la cavité abdominale étant naturellement exclu avant que le sujet ne soit sur la table d'opération . La prise de la tension artérielle s'étant révélée parfaitement normale et l'état général vraiment excellent , on prit le temps de découper tablier , pantalon et caleçon...avec un maximum de précautions pour éviter toute secousse .
L'abdomen dénudé montra à peine une ou deux gouttes de sang séchées autour d'une toute petite plaie refermée sur "l'instrument" dont le début de la partie métallique seul apparaissait , triangulaire .
L'état du blessé le permettant , on commença un bref interrogatoire en préparant le sujet à l'intervention : quand ?... comment celà était-il arrivé ?
L'homme était parfaitement lucide et apparemment satisfait  de l'intérêt qu'il suscitait et des soins que l'on s'affairait à lui donner , car dans un service hospitalier les nouvelles de cette sorte vont bon train , et l'on fut bientôt obligé de fermer la porte de la salle d'examen devant l'afflux des externes , infirmières et stagiaires .
C'est volontiers qu'il raconta son histoire , émaillée de digressions , de retours sur son passé et d'évidences....comme celui qu'on ne laisse jamais s'exprimer et qu'un hasard heureux fait tout à coup le point de mire de toute une assemblée .
Cordonnier depuis 30 ou 40 ans il vivait , mais pas seul (..." enfin...vous comprenez , Docteur " ) dans une petite boutique d'un quartier ouvrier de Paris . Sa femme l'avait ( "enfin !" ) quitté ( "pour un autre , bien sûr !") et tout allait désormais très bien...mais voilà que depuis 2 ou 3 semaines , chaque matin en commençant sa journée , il avait de violentes douleurs dans le ventre .
Naturellement , il n'avait pas consulté son médecin pour si peu , se contentant d'avaler diverses médications ayant soulagé voisins et connaissances de semblables douleurs .
Ce matin encore , la douleur était revenue...ce qui "l'avait poussé à bout"....et , pour s'en débarrasser il avait attrapé son plus gros poinçon et en avait menacé son abdomen !
Non influençable par ce nouveau mode " d'auto-psychothérapie-menaçante" , la douleur reprit de plus belle....et l'irrascible cordonnier "lui" lança un grand coup de poinçon !...ce poinçon-là justement , dit-il en montrant l'instrument . Et voilà ce qui lui valait son arrivée aux Urgences !
Inutile de dépeindre la stupeur de l'assistance , qui n'en était pourtant pas au bout de ses surprises pour autant .
Quelqu'un lui ayant fait remarquer qu'il était fort heureux que ce ne soit pas d'une migraine qu'il ait souffert , car alors il aurait dû se couper la tête....le cordonnier partit d'un grand éclat de rire....mais ce fut un spectacle inoubliable (la preuve , 43 ans plus tard ! ) de voir cet homme replet , rose et nu sur une table d'examen , un long manche de bois sortant de l'abdomen , s'arrêter soudain en disant :
  - Ne me faites pas rigoler , Docteur ! Quand je ris , ça me fait mal au ventre !" .
Une intervention exploratrice fut réalisée ensuite et le chirurgien lui non plus ne fut pas peu étonné : le poinçon long d'environ 15 cm , enfoncé jusqu'au manche dans l'abdomen....n'avait fait aucun dégât : pas la plus petite perforation ,pas la moindre éraflure , pas le moindre hématome !
Le patient fut rétabli en quelques jours et repartit dans ses foyers , nanti d'un traitement pour la gastrite qu'on lui avait découverte....d'un rendez-vous chez le psychiâtre , et de conseils de modération pour mener longue et heureuse vie !
NB : ce n'est pas parce que cette histoire-là a eu une fin heureuse qu'il faut faire des bêtises pareilles !!
Ne mettez jamais votre santé en péril : dormez , mangez , faites de l'exercice si vous le pouvez ;c'est le début d'une vie...vivable .
Et puis , si quelque chose ne va pas.....voyez votre Médecin....il est fait pour vous aider à passer un cap difficile !
Enfin....ne perdez pas une occasion de rire !....ça fait du bien !
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