...à Venise

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Allez voir "deux roses à Venise " ... c'est une histoire vraie et tendre .
VENISE         (MUSSET)

Dans Venise la rouge ,
Pas un bateau qui bouge :
Pas un pêcheur dans l'eau .
     Pas un falot .

Seul , assis à la grève ,
Le grand lion soulève ,
Sur l'horizon serein ,
    Son pied d'airain.  

Autour de lui , par groupes ,
Navires et chaloupes ,
Pareils à des hérons
    Couchés en ronds ,

Dorment sur l'eau qui fume ,
Et croisent dans la brume ,
En légers tourbillons ,
    Leurs pavillons .
    
- Ah ! maintenant plus d'une
Attend , au clair de lune ,
Quelque jeune muguet ,
    L'oreille au guet .

Pour le bal qu'on prépare ,
Plus d'une qui se pare ,
Met devant son miroir
    Le masque noir .

Sur sa couche embaumée ,
La Vanina pâmée
Presse encore son amant
    En s'endormant .

Et Narcisa , la folle ,
Au fond de sa gondole ,
S'oublie en un festin
    Jusqu'au matin .
La lune qui s'efface
Couvre son front qui passe
D'un nuage étoilé
    Demi voilé .

Ainsi , la dame abbesse
De Sainte-Croix rabaisse
Sa cape aux larges plis
    Sur son surplis .

Et les palais antiques ,
Et les graves portiques ,
Et les blancs escaliers
    Des chevaliers ,

Et les ponts , et les rues ,
Et les mornes statues
Et le golfe mouvant
    Qui tremble au vent ,

Tout se tait , fors les gardes
Aux longues hallebardes ,
Qui veillent aux créneaux
    Des arsenaux .
Et qui , dans l'Italie ,
N'a son grain de folie ?
Qui ne garde aux amours
    Ses plus beaux jours ?
Laissons la vieille horloge
Au palais du vieux doge ,
Lui compter de ses nuits
    Les longs ennuis .
Comptons plutôt , ma belle ,
Sur ta bouche rebelle
Tant de baisers donnés ,
    Ou pardonnés .
Comptons plutôt tes charmes ,
Comptons les douces larmes ,
Qu'à nos yeux a coûté
    La volupté .
Vous vous souciez de voyager à l'extérieur , mais vous ne savez pas vous occuper de la contemplation intérieure .
En voyageant à l'extérieur , nous cherchons ce qui nous manque dans les choses de l'extérieur .

Dans la contemplation intérieure , nous trouvons , en nous .            

 (Lao Tseu , V° s. avant JC).

Au village d'un petit vin rosé......
Il y avait beaucoup de vignes autour de ce petit village du midi . C'était le pays du vin rosé , un petit vin qui avait un parfum de fleurs des champs et des reflets de géranium .
La vigne , la plus belle , la plus drue , celle qui donnait le plus beau raisin , dominait le village aux tuiles plates et orangées et s'étendait jusqu'au sommet du côteau .
Les vignerons aimaient leur vigne et se donnaient beaucoup de mal pour la soigner . De grand matin , on les voyait  y monter d'un pas régulier et lent . Leurs grands chapeaux montaient et descendaient entre les feuilles quand ils se penchaient pour soigner les ceps ...et puis , bien plus tard , lorsque les grains lourds de jus sucré et chaud de soleil se courbaient vers le sol , venait la vendange joyeuse à laquelle participait tout le village .
C'était une vie bien calme , utile et heureuse .
Et puis , il se passa de drôles de choses . Des oiseaux migrateurs arrivaient , après avoir parcouru quelques centaines de kilomètres . Ils s'arrêtaient épuisés , les ailes tremblantes de l'effort qu'ils avaient fourni , les yeux fous encore de leur frayeur .
Ce qu'ils racontaient était effrayant . Là-bas , très loin dans le sud , d'épouvantables tornades dévastaient tout , malmenant les arbres , les plantations et les oiseaux qui tentaient de voler . Il fallait lutter contre un vent très violent et une pluie aveuglante pour sortir de cet enfer...mais beaucoup d'entre eux n'avaient pas eu la force nécessaire , et anéantis , avaient été emportés comme des feuilles au vent , roulés ,  noyés dans la tornade .
Le malheur et les tornades s'abbatirent sur la région , l'eau gonfla les torrents et les rivières , l'inondation s'étendit sur des milliers d'hectares ....emportant maisons , voitures , animaux..tuant parfois.
C'est notre actualité en ce moment .
Comment ne pas ressentir la détresse de ceux qui sont ainsi touchés par ces drames ?
Comment oser rechercher , même alors , "un moment de calme" alors que tant de nos semblables sont dans le malheur ?

Parce que nous sommes des humains , pas des anges , avec nos limites bien "terriennes" et que , ces limites dépassées , nous devenons inefficaces .
Ne vaut-il pas mieux se "recharger les batteries" en respirant plus lentement et plus profondément en cherchant un court moment de calme , pour repartir plus fort et mieux aider les autres ?  
Il n'y a aucune honte à essayer de rester efficace , opérationnel...voire tout simplement en vie , quant on est dans la tourmente , la sienne ou celle des autres !
Prenez un peu de l'oxygène que nous vous offrons...et repartez livrer votre combat . Tous , tant que nous sommes dans l'équipe de ce site, nous pensons à vous , nous prions pour vous et ceux que vous essayez d'aider .
Il n'y aura pas toujours que le malheur à partager , il y aura aussi la vie...et l'espoir....mais d'ici là , il faut tenir .
Bonjour à ceux qui nous ont écrit !...et merci , car vos appréciations nous sont allées droit au coeur (nous sommes des débutants !) .
Nous avons déjà incorporé des petites anecdotes ou certains de vos souvenirs dans nos pages récentes .
Continuez , SVP !!!...nous continuerons .