En Haute-Savoie , au-dessus de Morzine , Lulu a découvert avec de grands éclats de rire , Le village des Chèvres : les Lindarets .
Pas banal , ce village : aucun habitant !....mais des dizaines de touristes , de restaurateurs et de commerçants dans la journée . Et des chèvres , des dizaines et des dizaines de chèvres . Elles appartiennent à un berger de Morzine qui , dès qu'elles ont 3 mois , les amène prendre le bon air de l'alpage ( 1500 m d'altitude ) . C'est le meilleur moyen : tout bébé la petite chèvre côtoie les touristes et prend exemple sur les chèvres adultes , dans ce village qui est le leur . Nous l'avions déjà dit : Vive la chèvre !
au millieu de la chaussée aussi ,on prend bien la chaleur du soleil
Quoi , les voitures ? Elles attendent , pardi !
sur la table , c'est chacune son tour ; le bois , c'est doux et chaud
Chèvre , bique ou biquette , la chèvre jouit d'une image sympathique dans notre langue . Vive , un peu fantasque , excellente alpiniste et gourmande , cette barbue de charme est une maligne .
pour aller lècher les pains de sel disposés comme gourmandise un peu partout , les plus petites sont obligées de se jucher sur les meubles...mais ils sont faits pour çà , non ?
" On n'a jamais vu chèvre mourir de faim " dit-on : bien sûr , elle se jette sur à peu près n'importe quoi de comestible . Par contre , contrairement à ce que l'on pourrait croire , elle n'a pas très souvent l'occasion de trouver du chou : il ne pousse guère en altitude . C'est sûrement pour celà que  " On ne peut ménager la chèvre et le chou " [ d'après Lulu c'est le souvenir du fameux problème de la rivière qu'il faut faire traverser à une chèvre et à un chou sur une barque qui ne peut transporter les 2 à la fois... elle n'a jamais su le résoudre , pauvre Lulu ! ].
même dans les boutiques de souvenirs on se rend utiles : chacun son tour à la caisse , SVP !
revenez quand vous voulez : j'aime beaucoup les petits câlins !
" Prendre la chèvre " - se fâcher pour un rien - ne se dit plus : de nos jours " on prend la mouche" . Par contre , la "crotte de bique" a toujours aussi peu de valeur ; elle se fait seulement une petite place en tant que version très édulcorée du mot qui fit la gloire de Cambronne .
La bique , quant à elle , a beaucoup vieilli . On ne connaît plus guère que la "vieille bique" qu'on imagine maigre , avec des os piquants sous la peau , parce que " la bique " n'a pas de racine latine comme la chèvre ( qui vient de "capra" et donne en passant  la "cabriole "! ). Non la "bique" descendrait directement... du bouc , par imitation phonétique : bouc , bique ! En fait , ça lui est complètement égal , parce qu'elle a du caractère , cette enjôleuse aux grands yeux brillants .
C'est sans doute pour celà que les machos d'autrefois disaient " A la femme comme à la chèvre : longue corde !" . Vraiment ?? Cours toujours !
Ô berger , ne suis pas dans cet âpre ravin
Les bonds capricieux de ce bouc indocile ;
Aux pentes du Ménale , où l'été nous exile ,
La nuit monte trop vite et ton espoir est vain.

Restons ici , veux-tu ? J'ai des figues , du vin.
Nous attendrons le jour en ce sauvage asile .
Mais parle bas . Les Dieux sont partout , ô Mnasyle !
Hécate nous regarde avec son oeil divin .

Ce trou d'ombre là-bas est l'antre où se retire
Le démon familier des hauts lieux : le Satyre ;
Peut-être il sortira , si nous ne l'effrayons .

Entends-tu le pipeau qui chante sur ses lèvres ?
C'est lui ! Sa double corne accroche les rayons ,
Et , vois , au clair de lune il fait danser mes chèvres !
Et puis , parce que la chèvre ( à cause de son pied fourchu ? ) a toujours eu un petit relent un peu sulfureux , voici un joli poème de José-Maria de Hérédia : Le chevrier .
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Tout sur nous ?

*** Autre Ex Voto de remerciement .
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