" Oui ! super vos pages sur les regrets, mais comment s'en défaire, ils collent au cerveau, rien à faire pour les arracher, les extraire. Quelle est cette colle qui les soude, cet élastique invisible qui les éloigne pour les faire revenir plus vifs encore ?...  dur  dur tout ça..." c'est le mail reçu d'une lectrice .
Une colle ? ….mais oui Madame : NOTRE  PROPRE  CERVEAU !
Gluant , celui-là , quand on n’en prend pas le contrôle total . Nous l’avons dit très souvent , donc nous ne reculerons pas devant une bonne petite fois de plus : le patron de nous …c’est NOUS !
Ne pas confondre notre pensée vraie , profonde et réfléchie » avec les pensées-parasites qui y pullulent dès qu’on n’y fait pas ménage et aération assez souvent . Relisons donc le petit poème « Souvenirs » de la page 17 ( maintenant il y a 372 pages sur notre site , vous voyez que nous n’avions pas tardé : dès la page 17 nous proclamions «  le patron de votre pensée , c’est vous ! »  )
Comment se débarrasser de cette colle-à-chagrin ?

Pas si difficile que çà .
Le secret de la réussite est tout simple : il suffit d’être clair avec soi-même . « je décide d’en finir une bonne fois avec cette sale habitude que j’ai de me laisser parasiter et pourrir la vie par de mauvais souvenirs ou de supposés regrets . »
Point .
 Quand on a décidé çà et qu’on se l’est dit fermement , consciemment , les choses sont enclenchées …et ÇA MARCHE
Le problème c’est que beaucoup de gens se mettent tout seuls des bâtons dans les roues . Ils n’y croient pas . Alors , évidemment , ça ne marche pas .
Nous , nous ne vous demandons même pas d’y croire : JUSTE D’ESSAYER !
Ce n’est pas compliqué , tout-de-même ? Si ?
ESSAYEZ , honnêtement , calmement , avec persévérance …et là , comme par hasard : Ça marche ! Bizarre , non ? Mais non , ce n’est pas trop beau pour être vrai ! C’est tout simplement de la physiologie .
Notre cerveau , au début , c’est un peu comme le Sahara . Rien . Et puis , Bébé apprend à reconnaître « Maman » , « Papa » .. , et plein de choses comme les câlins , le Doudou , les bons petits plats … Vous n’imaginez peut-être pas à quel âge tendre on mémorise le mot « saucisson » ( la plupart de nos chers petits en raffolent !! ) . Il suffit qu’on leur répète le mot suffisamment de fois ( avec persévérance , donc ) pour que le lien se crée , le « chemin » qui mène au souvenir d’une chose ou d’un être . Le petit cerveau devient une jungle , vite encombrée d’un tas de feuilles , branches et lianes ….mais les sentiers qui mènent aux souvenirs favoris ou essentiels sont bien tracés ( à l’école , on en tracera d’autres à force de répétition et d’exercice ) . Et plus on va vers certains « lieux » de notre mémoire , plus le sentier est large et bien visible .
Eh bien , il faut appliquer la méthode : ne mettons pas nos regrets dans « mes favoris » ! Ne parcourons pas sans cesse le chemin qui mène à eux !
Quand ils se permettent de réapparaître ( ils sont collants a dit notre lectrice ) il faut :
*** les reconnaître pour ce qu’ils sont , des parasites et des menteurs
*** et les « renvoyer à la niche » ( en pensant  à autre chose , ou en changeant d’activité ) … 1 fois , 10 fois , 100 fois ! Vous verrez qu’à la fin , c’est vous qui gagnerez . Vous les aurez à l’usure !
Ils sont collants ? Oui , et alors ? Vous , vous êtes « le roseau pensant » , celui qui a le pouvoir de penser par lui-même ( et non pas sous l’influence de son imagination ou de sa mémoire ) et d’être réellement , s’il le décide , d’être le maître de sa pensée .
Au panier !
A propos de la Maladie d'Alzheimer
Etrange , penserez-vous peut-être , d'évoquer cette maladie à la suite de ce que nous venons de dire sur les souvenirs-collants . Justement . Dans l'Alzheimer ... toute colle a disparu , au point qu'il n'y a plus de souvenirs . Plus du tout . Ni personnels , ni sociaux ou collectifs . La vie "normale" , en famille ou en société devient peu à peu impossible , parce que chaque individu "renaît à la vie" tout neuf , et ignorant de tout , à chaque instant . Désarmé , désarmant ...mais non "sociabilisé".
Un cas tout proche de nous nous montre à quel point l'entourage souffre d'avoir à prendre une décision épouvantable : se séparer de celui qu'il aime et soigne depuis tant d'anées .
L'entourage culpabilise et souffre .
Amis qui passez cette épreuve : on n'est pas dans le domaine de la culpabilité , mais dans celui de la sauvegarde . C'est vous qui payez le prix , pour son bien à lui . Lui renaît à chaque instant , il n'a plus aucun prix à payer . Alors : pas de culpabilité .
De la peine , certainement . De la désorientation , mais pour vous , beaucoup,  beaucoup plus que pour lui .Prenez le temps ; lui , il a tout "son" temps à lui . Vous , vous avez les repères qui font souffrir ; lui , ne les a plus .... malheureusement , mais "heureusement" aussi .
Ne partez pas non plus dans une optique "provisoire " pour déculpabiliser un peu . Une fois qu'il sera bien adapté là-bas ( et c'est vite fait ) , il ne demandera pas à revenir dans sa maison ...parce qu'elle n'existe plus pour lui . Là-bas il aura des moments de bonheur-instantané , le seul qu'il soit encore en mesure de ressentir .
C'est difficile pour l'entourage , mais il faut se mettre dans une vision des choses qui ne nous est pas familière et ne pas transposer nos réflexions et nos valeurs dans sa vision à lui .
Ecrivez , participez : unmomentdecalme@aol.com
***Dire « Merci » à Sainte Rita
*** Autre Ex Voto de remerciement
Vous avez déjà rempli 54 Pages Tendresse . Il y a des larmes( un peu )  et des sourires , de la force ( beaucoup ) et des appels au-secours . C'est la Vie . Votre vie . Contribuez à la page 55 : un mail de 2 ou 3 lignes SVP ( plein d'espoir , de compréhension , de réconfort ) !