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* dire "Merci" à sainte Rita

* autre Ex Voto de remerciement

"Il suffit de passer le pont " de la timidité , de l'indifférence , du qu'en dira-t-on ...et hop , on se retrouve avec ceux qui attendent qu'une main se tende vers eux ou qu'un sourire les rejoigne .
C'est aussi sur la Page Tendresse , et c'est très facile à faire : un mail de 2 ou 3 lignes ( pas plus ! ).

 

Les Ponts des Poètes

Nous avons été bien sérieux , au cours des 2 pages précédentes , à propos des ponts .
Aujourd'hui - serait-ce l'effet de la chaleur revenue ? - nous allons nous laisser bercer sur la barque de quelques poètes qui voguent vers le pont ...
.

Notre-Dame
Que c'est beau !

Victor HUGO
 

Soleil couchant

Théophile GAUTIER

En passant sur le pont de la Tournelle, un soir,
Je me suis arrêté quelques instants pour voir
Le soleil se coucher derrière Notre-Dame.
Un nuage splendide à l'horizon de flamme,
Tel qu'un oiseau géant qui va prendre l'essor,
D'un bout du ciel à l'autre ouvrait ses ailes d'or,
- Et c'était des clartés à baisser la paupière.
Les tours au front orné de dentelles de pierre,
 
Le drapeau que le vent fouette, les minarets
Qui s'élèvent pareils aux sapins des forêts,
Les pignons tailladés que surmontent des anges
Aux corps roides et longs, aux figures étranges,
D'un fond clair ressortaient en noir ; l'Archevêché,
Comme au pied de sa mère un jeune enfant couché,
Se dessinait au pied de l'église, dont l'ombre
S'allongeait à l'entour mystérieuse et sombre.
- Plus loin, un rayon rouge allumait les carreaux
D'une maison du quai ; - l'air était doux ; les eaux
Se plaignaient contre l'arche à doux bruit, et la vague
De la vieille cité berçait l'image vague ;
Et moi, je regardais toujours, ne songeant pas
Que la nuit étoilée arrivait à grands pas.

 

" Sous les ponts de Paris "  
( écoutez Lucienne Delyle  ! )

Pour aller à Suresnes ou bien à Charenton
Tout le long de la Seine on passe
sous les ponts
Pendant le jour, suivant son cours
Tout Paris en bateau défile,
L'cœur plein d'entrain, ça va, ça vient,
Mais l'soir lorsque tout dort tranquille...

Sous les ponts de Paris, lorsque descend la nuit,
Toutes sortes de gueux se faufilent en cachette
Et sont heureux de trouver une couchette,
Hôtel du courant d'air, où l'on ne paie pas cher,
L'parfum et l'eau c'est pour rien mon marquis
Sous les ponts de Paris.   
... /...

Au-dessus du pont , le ciel ...
écoutez
Piaf !

" Sous le ciel de Paris " >>>>>>

Sous le ciel de Paris
S'envole une chanson
Mmm Mmmm
Elle est née d'aujourd'hui
Dans le cœur d'un garçon
Sous le ciel de Paris
Marchent des amoureux
Mmm Mmmm
Leur bonheur se construit
Sur un air fait pour eux
 
Sous le pont de Bercy
Un philosophe assis
Deux musiciens quelques badauds
Puis les gens par milliers
Sous le ciel de Paris
Jusqu'au soir vont chanter
Mmm Mmmm
L'hymne d'un peuple épris
De sa vieille cité     
.../...

Celle -ci , vous ne pouvez pas l'avoir oubliée . Elle a au moins 3 siècles , et servait à convaincre les enfants d'obéir à leurs parents ! C'est l'une des premières qu'on leur faisait chanter , avec " Sur le Pont d'Avignon " du même style et au même usage "formateur" .

Sur l’Pont du Nord, un bal y est donné. (bis)
Adèle demande à sa mère d'y aller. (bis)
Non, non, ma fille tu n'iras pas danser. (bis)
Monte à sa chambre et se met à pleurer. (bis)
Son frère arrive dans un bateau doré. (bis)
Ma soeur, ma soeur, qu'as tu donc à pleurer ? (bis)
Maman n'veut pas que j'aille au bal danser. (bis)
Met ta robe blanche et ta ceinture dorée. (bis)
Et nous irons tous deux au bal danser. (bis)
La première danse, Adèle a bien dansé. (bis)
La deuxième danse, le pont s'est écroulé. (bis)
Les cloches de Nantes se mirent à sonner. (bis)
La mère demande pour qui elles ont sonné. (bis)
C'est pour Adèle et votre fils ainé. (bis)
Voila le sort des enfants obstinés. (bis)

José Maria de Heredia chante le Ponte Vecchio de Florence

 

à Antonio di Sandro orfèvre .

Le vaillant Maître Orfèvre, à l'oeuvre dès matines,
Faisait, de ses pinceaux d'où s'égouttait l'émail,
Sur la paix niellée ou sur l'or du fermail
Épanouir la fleur des devises latines.

Sur le Pont, au son clair des cloches argentines,
La cape coudoyait le froc et le camail ;
Et le soleil montant en un ciel de vitrail
Mettait un nimbe au front des belles Florentines.

Et prompts au rêve ardent qui les savait charmer,
Les apprentis, pensifs, oubliaient de fermer
Les mains des fiancés au chaton de la bague ;

Tandis que d'un burin trempé comme un stylet,
Le jeune Cellini, sans rien voir, ciselait
Le combat des Titans au pommeau d'une dague.

Nous espérons que ces petites promenades sur et sous les ponts vous ont plu . Reste encore un pont ... avec Lulu !
Vous n'allez pas en revenir !....et c'est page suivante .