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* dire "Merci" à sainte Rita

* autre Ex Voto de remerciement

Oublier un peu les horreurs d'hier ou d'aujourd'hui pour reprendre un peu de force avant de se relancer dans la bataille , c'est plus facile avec la Page Tendresse . Pour l'enrichir : un mail de 2 à 3 lignes .

 

 La Bataille de Solferino
24 Juin 1859


Les guerres , ce sont des gens qui ne se connaissent pas et qui s'entre-tuent parce que d'autres
gens qui se connaissent très bien ne parviennent pas à se mettre d'accord .   
Paul Valéry

La guerre , ça devient la barbe quand tout est mort , éteint , embaumé . Il faudrait lui trouver des limites . Par exemple , le football , on y joue dans des endroits spéciaux . Il devrait il y avoir des "terrains de guerre" pour  ceux qui aiment bien mourir en plein air . Ailleurs , on danserait et on rirait .    Roger Nimier

Exterminez , grands dieux , de la terre où nous sommes ,
    Quiconque avec plaisir répand le sang des hommes .
 
Voltaire

Page précédente , c'était une vue très touristique de Solferino  que nous ont donnée les photos de Lulu .
Maintenant nous plongeons dans l'Histoire
en évoquant la terrible bataille de Solferino ( ou plus exactement de "Solferino et
san Martino
" comme disent nos amis italiens .
Lulu l'avait bien vu , d'ailleurs , en cherchant son chemin pour arriver à la "Spia d'Italia" tout en-haut de Solferino .



 Les deux localités sont très voisines . Elles ont été rougies
du même sang .

Un film magnifique a été tourné en 1948 par Christian-Jacque
"D'homme à Hommes "
allez voir cet extrait :

http://www.youtube.
com/watch?v=Voqvnkb
108Q&feature=player_
embedded

vous y reconnaîtrez au passage
 certains des paysages de la page précédente sur Solferino .

La Bataille de Solferino est une bataille toute en paradoxes .
En voici un . ( L'autre , plus tard ).
Napoléon III , l'un de ses acteurs principaux n'avait , paraît-il qu'une expérience très théorique de l'art militaire .
Or " en matière de stratégie , il y a toujours deux solutions : la bonne et celle de l'Ecole de Guerre "a dit un éminent général.
 Le Destin lui fit choisir la bonne , solution , menant à la victoire .

Voici donc cet  empereur , assez mal connu de nos concitoyens , assez mal apprécié aussi ( mais çà , ça a commencé très vite dans son existence ; que voulez-vous , il n'était pas très "charismatique" comme on dit aujourd'hui .... c'est  la vie .... ).Inconscient ou pas , toujours est-il qu'une fois qu'il fut arrivé , il ne bougea pratiquement pas du champ de bataille , alors que les autres chefs d'armées présents ( François-Joseph et Victor -Emmanuel ) se tenaient prudemment à quelques kilomètres des canons et de la mitraille , comme il est de règle pour tout état-major normalement constitué ( il est vrai que si tous les généraux sont pulvérisés , au début ça n'arrange en rien le sort des malheureux soldats  ; après .... ) .
Eh bien , Napoléon III resta planté-là , exposant son entourage à une fin aussi violente que prématurée . Lui , comme ont dit certains ( mais ils ne devaient pas l'aimer ) regardait le combat comme un joueur d'échecs regarde les pièces sur l'échiquier .
Qu'en eut dit Napoléon  ( le "vrai" )?


Le voilà au milieu des chevaux , des canons , entouré de son état-major , Au fond , on reconnait bien la "Spia d'Italia" , Solferino .
Il ne charge pas , comme Napoléon au Pont d'Arcole
( même s'il est tombé à l'eau )
on dirait qu'il tient conférence !
Qui fait cette guerre ?
Deux camps sont en présence :
*
les attaquants  ce sont les Autrichiens , sous la direction du superbe François-Joseph .
Ils habitent juste de l'autre côté des Alpes et il ne leur est pas difficile de les franchir et de débouler dans les provinces du nord de l'Italie . Ils pensent ne faire qu'une bouchée de ces pauvres italiens , qui , en fait  , ne sont pas encore les sujets d'une nation soudée , mais d'une multitude de petits royaumes et duchés même pas amis entre eux .
* les défenseurs ? Victor -Emmanuel II , le roi de Piémont-Sardaigne
( le principal royaume d'alors ).
Et ....Napoléon III
 . Il n'hésita pas et - inspiré par le "Grand" Napoléon ? - et partit avec armes et bagages défendre cette Italie
qui avait déjà vu et revu  passer les armées françaises lors des successives "campagnes d'Italie "de Napoléon Bonaparte.

( vous reconnaissez ce petit tableau naïf trouvé sur l'esplanade de la Rocca à Solferino , lors du voyage de Lulu .
150 ans après on se souvient encore ).

Pourquoi la guerre ?Pour les Autrichiens : la conquête semblait à portée de main . Belle prise en perspective ! En route ! Plus , toujours plus ! Les soldats sont faits pour çà !

Pour Napoléon III  :  même piètre militaire , il vit très bien le danger :  si le nord de l'Italie passait sous la domination autrichienne , imaginez la taille de l'ennemi autrichien presque à notre porte !
Du coup , il vola à la rescousse des armées italiennes .

Résultat ? Nous vous le laissons lire dans n'importe quel livre d'histoire ou sur Internet . C'est l'Italie qui a vaincu ses assaillants .
Les "bons" ont vaincu les "méchants" . Mais à quel prix ?.... 10 000 morts , 40 000 blessés .
Même si les historiens soulignent que c'est à partir de là que l'Italie devint peu à peu une nation soudée ... c'est cher . Très cher .
Pourtant , il faut croire que '"
l'Esprit planait  sur ces champs rougis du sang des morts'"  CAR .......
( nous vous racontons çà page suivante : c'est le deuxième
paradoxe de cette guerre ) .

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