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* dire "Merci" à sainte Rita

* dire Merci à St Antoine de Padoue

* autre Ex Voto de remerciement

Ne vous fâchez pas hors de propos .
Allez plutôt sur la Page Tendresse retrouver un peu de calme et votre bon sens habituel .
Quand ça ira mieux , enrichissez-la par un petit mail ( 2 ou 3 lignes ).

 

Injures très convenables

?

Quelques mots bien sentis en tout cas .

Page précédente , nous avons vu l'inoubliable petite Lolà exprimer un mécontentement parfaitement justifié à l'encontre d'un "drôle de coco" dénommé Scott

Nous savons que Lolà avait reçu une éducation parfaite , excluant à l'évidence l'usage d'insultes de tout ordre , ce qui , pourtant , fut bel et bien le cas le jour où elle décida de "river son clou" ( expression familière mais parfaitement correcte signifiant réduire l'adversaire au silence ) au-dit Scott .
Mais où avait-elle appris ce vocabulaire si percutant ?
Sa jeune maîtresse , intriguée , fit rapidement la relation avec ...... la venue de Tonton Jean , pour le délicieux déjeûner qu'il lui avait offert pendant sa cure thermale .
Parce que Tonton Jean nourrissait envers Lolà une affection amusée mais profonde , voire attendrie . Et réciproque .
Les retrouvailles entre ces deux-là faisaient plaisir à voir : il s'étalait littéralement sur le tapis pour être mieux à sa portée et conversait longuement avec une Lolà manifestement sous le charme .

         
On avait cru que celle-ci restait de marbre devant ce que lui avait sussuré Tonton Jean à propos de Scott ...eh bien , pas du tout !....elle avait tout bien enregistré , pour s'en servir au bon moment .

La Loi punissant le fait d'injurier quelqu'un , ce sont plutôt quelques "mots bien sentis" que tonton Jean suggéra à Lolà .
Ils furent plus que suffisants .

Vous pourrez donc , selon toute vraisemblance , les utiliser à votre guise sans dommage ....A MOINS QUE le niveau intellectuel et culturel de votre interlocuteur ne leur donne pour lui une toute autre signification ...
Restez donc prudents .

Et si nous commencions par :
l'escogriffe ?
alors là , attention !....ne tombez pas dans le pléonasme ou la redondance :
l'escogriffe est toujours grand !
c'est quelqu'un de haute stature , mince , mal  bâti , avec une petite allure un rien louche ( sans doute parce que le verbe griffer voulait dire "voler à l'arraché"au 17°s. et qu'il y a comme un petit relent d'escroc là-dedans , qui n'arrange pas les choses ).
 Pas de féminin .

Si vous tenez au qualificatif "grand" , alors tournez-vous vers le dadais :
c'est un jeune homme niais et gauche . Pas mal non plus ...surtout si l'on sait que l'origine du mot est l'étonnement ( "dad")

Ici , pas de sélection par la taille , un dadais peut être de taille très moyenne , le qualificatif "grand" ne servant qu'à souligner la gravité de son atteinte .
Le féminin n'existe pas : "rien que des mâles !"  ...jubile Lulu .

Notre cher Victor Hugo qualifie de
 
"Vieux dadais à l'air rogue, au sourcil triomphant,
Qui ne savent pas même épeler un enfant ."
les pédagogues dont il se plaint tant "A propos d'Horace"
Il s'y traite lui-même de
"rêveuse bourrique" ; çà , c'est du talent !!

Nous ne résistons pas au plaisir de vous en rappeler quelques vers ci-dessous :    

Passons à plus concret :
le dépendeur d'andouilles.
Ce n'est pas de l'argot .
C'est du vécu : la trace de 1000 ans de notre civilisation .
Vers l'an Mil , comme on pendait beaucoup , il fallait "dépendre" les pendus de leurs arbres , pour faire de la place , et il y avait donc de pauvres bougres chargés de cette "haute" besogne : les dépendeurs . Avec le temps , les moeurs s'enrichirent , si l'on peut dire . La viande cessa d'être l'exclusivité des seigneurs et le bon peuple fit connaissance avec quelques délices charcutières .
Seulement , le bon peuple était toujours aussi désargenté et donc était bien tenté de se servir en passant devant un bel étal .
Alors , on sus-pendit saucisses et andouilles au faîte de la barraque et après ...il fallait les dépendre .
C'était souvent l'unique tâche du plus grand des commis ( pas forcément le plus fûté , sa taille le classant tout-de-suite ... en tête ).

Qualification intemporelle .
Même non classée par le "Pôle Emploi" , elle perdure .

L'échalas non plus ne brille pas par sa croissance intello-culturelle , en général .
A l'origine , l'échalas est un piquet de bois destiné à soutenir une plante ou un arbuste ( tiens , vous souvenez-vous de nos haricots ?).
Il ne s'agit pas , en général , d'un futur petit fûté comme Pinocchio , mais bien d'un simple bâton , maigre et long .
En double attelage , il fait une excellente échelle ....qui lui a d'ailleurs généreusement donné son nom mais c'est tout ce qu'il sait faire . Il finit donc le plus souvent ... dans un bon feu :
"Que l'on ait vu mon foyer enfumé
De gros tisons, serait mal présumé,
Je ne fais feu que de vieils échalas
Par ce temps cher."
se plaignait un poète du Moyen-Âge  ( ce qui prouve en passant que "la crise économique" ce n'est pas bien nouveau ).

Donc , mine de rien , traiter quelqu'un de grand échalas ( parce que , dans ce cas on ne craint pas le pléonasme , allez savoir pourquoi ; c'est la tradition ) n'est certes pas anodin , outre la hauteur de sa taille , on ne le flatte guère ....mais il ne le sait pas !

Marchands de grec ! marchands de latin ! cuistres ! dogues!
Philistins ! magisters ! je vous hais, pédagogues !
Car, dans votre aplomb grave, infaillible, hébété,
Vous niez l'idéal, la grâce et la beauté !
Car vos textes, vos lois, vos règles sont fossiles !
Car, avec l'air profond, vous êtes imbéciles !
Car vous enseignez tout, et vous ignorez tout !
Car vous êtes mauvais et méchants ! --
Mon sang bout
Rien qu'à songer au temps où, rêveuse bourrique,
Grand diable de seize ans, j'étais en rhétorique !

Que d'ennuis ! de fureurs ! de bêtises ! -- gredins ! --
Que de froids châtiments et que de chocs soudains !
«Dimanche en retenue et cinq cents vers d'Horace !»
Je regardais le monstre aux ongles noirs de crasse,
Et je balbutiais : «Monsieur... -- Pas de raisons !
Vingt fois l'ode à Panclus et l'épître aux Pisons !»
Or j'avais justement, ce jour là, -- douce idée
Qui me faisait rêver d'Armide et d'Haydée, --
Un rendez-vous avec la fille du portier.
Grand Dieu ! perdre un tel jour ! le perdre tout entier !
Je devais, en parlant d'amour, extase pure !
 En l'enivrant avec le ciel et la nature,
La mener, si le temps n'était pas trop mauvais,
Manger de la galette aux buttes Saint-Gervais !
Rêve heureux ! je voyais, dans ma colère bleue,
Tout cet Éden, congé, les lilas, la banlieue,
Et j'entendais, parmi le thym et le muguet,
Les vagues violons de la mère Saguet ! ..../....

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Vous trouverez aussi de quoi enrichir votre banque de données personnelle sur nos pages "Jurons rigolos 1 et 2 " :

* nigaud'benêt       * crème de nouilles       * gelée d'pâtes    * crâne de serin      * désespoir du maire !     * cata plasmique !   * nunuche à rayures

* folichonette     * cadichon          * galapiat      * néant-derthal !     * Attila édenté !    * perdition ambulante !     * bêbête-à-z'ailes !    
* cerveau d'mouche !          * tâte-poules (bon
seulement à chercher les oeufs )             * lamento lamentable !      * loukoum énervé !
* ludion allumé !       * lumineux somnolent !      * miauleur avarié !     * DVD rayé !       * truffe , truffade , truffone , ratatruffe

* crétin des Alpes !(NB : authentique , par manque d'iode autrefois)     * bec à foin !       * mouche à boeuf !

Par contre ,  la suite des "classiques" soufflés par Tonton Jean à Lolà , c'est page suivante .