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C'est la série....
mais ça va passer .
L'une d'entre nous est dans le tourbillon d'une "loi des séries" ; vous savez , ces enchaînements de faits , pas forcément graves mais aussi inattendus qu'implacables et énervants : la télé rend l'âme  en attendant un nouveau poste on se rabat tranquillement sur la chaîne HiFi qui affiche aussitôt "nos disc" , même gavée sur toutes ses plages , alors qu'elle fonctionnait parfaitement jusque là   bon ; l'ordinateur va se charger du fond musical...et c'est ce qu'il fait jusqu'au moment où une (probablement ) fausse manoeuvre bloque le CD qui ne veut plus sortir et qu'il faut extraire " au trombone " (manoeuvre ultime conseillée par un internaute qui a beaucoup vécu )....et ce n'est que le début d'une longue journée au cours de laquelle un voisin , la caissière du supermarché , le courrier , une vis de branche de lunettes , sans parler de la situation internationale ni du prix des artichauts ( 1,98 € le kg !...aux fous !)...se regroupent fermement : c'est une série .
Lady Patricia , mise au courant , répond par retour de mail et donne sa recette :
* rester caché : fermer sa porte à clé et débrancher le téléphone ;
* mettre un bon disque ( hum !) ou un bon livre ( c'est plus sûr !)
* se regarder dans la glace et se dire ( avec conviction !) : "cette coiffure est chic , très , très chic"
* se faire un thé ou un café ... " ou une petit vin "
...et le monde est déjà tout changé..." ça va passer ma petite , notre petite " écrit-elle .
et ça , c'est le mot magique : "notre petite " !
C'est simple , c'est vrai . On ne se sent plus en première ligne d'un tir croisé...on est "la petite " ou "le petit" de ses amis , même si l'on est du même âge . C'est une aile d'amitié qui se déploie au-dessus de nous !
Déployez les ailes de votre amitié autour de vous !
Un petit mot ce n'est rien et c'est quelquefois beaucoup .
Ce site , c'est un oiseau aux ailes grandes ouvertes 24h/24 . Il est pour vous , pour vos amis ( envoyez-leur le lien , un jour il tombera juste à point ) .
On n'est pas ridicule quand on ouvre ses ailes , on vole , tout simplement ....
Vous souvenez-vous de la jolie parole du Curé d'Ars ?
NB : pour la petite histoire , Lady Patricia réalise en ce moment , au Club , un collage qui représente un albatros aux ailes ouvertes au-dessus d'une mer déchaînée ! ( vous croyez au hasard , vous ?) .
Autant en emporte....le vol-au-vent .

Voici l'authentique et joyeuse "série" qui rendit inoubliable le déjeûner "d'avant-fiançailles" de Tonton Jean ( tête brûlée dont nous vous avons déjà parlé ) .
Ce jour-là , on recevait les parents de la jeune fille . Petits plats dans les grands , "permanente" chez le coiffeur (avec des bigoudis chauffants , à l'époque ) , escarpins et collier de perles .
Le vol-au-vent de l'entrée avait belle allure , mais cracha un jet de vapeur quand on l'attaqua . Surprise , la maîtresse de maison se dressa d'un bond , renversant sa chaise qui tomba sur un guéridon plein de jolies miniatures et autres statuettes précieuses . L'une d'entre elles heurta le chien de la maison qui passait par là malgré l'interdiction . Douloureusement surpris , celui-ci détala...dans les jambes de la bonne qui fit un écart , bousculant le bocal du poisson rouge ( c'était très excentrique à l'époque d'avoir chien et poisson rouge dans la maison ) . En vol plané mais lourd , le bocal tomba en éclaboussant la mère de la future mariée qui poussa un petit cri en voyant passer le poisson le long de sa jupe .
Le père de Tonton Jean , son voisin comme il se doit , n'écoutant que son courage , plongea sous la table en criant  "De l'eau ! De l'eau !" (il aimait les animaux, cet étrange bonhomme ) .
Le poisson rouge commençait à chercher désespérément le chemin du fleuve le plus proche et faisait des bonds . Le papa aussi . Finalement il le plaqua au tapis (d'Aubusson , naturellement ) , réclamant l'eau à grands cris . On lui passa la carafe en cristal qui était sur la table .
Ayant enfilé le poisson par le goulot , il s'accorda un instant . Maintenant il fallait sortir de sous la table . Reculant comme il pouvait , il perdit l'équilibre et se rattrapa fermement à ce qu'il trouva . Que vouliez-vous que ce soit , sous la table ?... Une cuisse . La cuisse vertueuse de sa future belle-fille , laquelle , pensant que Tonton Jean profitait bassement de la situation pour se permettre des privautés qu'elle ne lui avait jamais accordées , souffleta celui-ci en le traitant de "rufian" (mais où avait-elle bien pu apprendre un mot pareil , ma chère ? )...ce à quoi , en se tenant la joue , il répliqua "mijaurée !" . Son père sortant alors triomphant de sous la table , sa carafe-bocal à la main mais le toupet² de travers car il s'était accroché aux attaches des rallonges de la table (²petit postiche en cheveux que certains messieurs portaient pour cacher leur calvitie naissante , comme on disait ) répondit que non , on ne ferait pas mijoter le poisson ( mijaurée...mijoter ?...il n'avait pas vraiment suivi la conversation ) , ce qui ne fit qu'ajouter à la confusion et au cahos ambiants .
Mademoiselle de **** fut empoignée fermement par Madame sa Mère , que suivit le reste de la famille...et on ne les revit plus .
Tonton Jean ne s'est jamais marié...mais ne semble pas en avoir pâti outre mesure et s'est ainsi forgé la-dite réputation de "tête brûlée" .
Par contre , il ne sait plus rien du poisson rouge .
Venez , c'est un petit village italien au pied des monts !
Une petite route qui tortille le long d'un torrent descendant des monts tout proches ; il fait frais , humide , clair .
C'est vert partout et de temps à autre il y a un petit pré où l'on devine un ruisseau (tiens , comme dans le champ de Claudius , vous savez , là où se trouve la fontaîne de Saint Parasard ). Dans ces prés , de petits troupeaux de 4 ou 5 chèvres avec des "clarines" , ces petites cloches qui vont si bien avec le paysage .
On respire et on admire .
Et puis , on trouve un panneau indicateur ... sur la gauche ! ...oui , il faut prendre à gauche : on ne peut pas rater çà...le petit village s'appelle Saltarana !....Sautegrenouille !
C'est mignon  comme le petit bois de Trousse-Chemise...en plus jeune :  - allez , saute , Grenouille !..." on disait ça aux tout-petits , non ?...dans certains coins de Bresse (près de chez Fonsine ) , on disait aussi  : - Saute , Saute-aux-prunes " (par allusion aux gamins qui allaient "marauder" des prunes...notamment dans le jardin du Curé à St N**** ... il paraît qu'elles étaient délicieuses , Monsieur le Curé !...pardon quand même !) .
Ouvrez vos ailes : écrivez-nous ! Partagez ! Ecrivez à vos amis !  unmomentdecalme@aol.com
Naviguez :  90 pages au 1er Juin 2003 !...il y en a bien au moins une qui est faite pour vous .
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